A L'ANTENNE
ANNIVERSAIRES
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Hommage aux artistes disparus de la chanson francophone
UN SIECLE DE CHANSONS
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9, Joseph Giordan
06200 Nice (FR)
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1890 - 1914 : Les premiers enregistrements
Fini les guerres napoléoniennes, le 20e siècle s'ouvre sur l'Exposition universelle de Paris et sur l'emprise constante des progrès techniques. Le gramophone fait son apparition en même temps que les 78 tours qui permettent à des artistes tels que Aristide Bruant, Théodore Botrel, Félix Mayol ou Yvette Guilbert de pouvoir graver leurs premiers disques. La chanson ironise sur l'emprise des progrès techniques, sur la vie de tous les jours ou sur les dures réalités vécues... La misère, la prostitution et l'alcoolisme sont des faits marquants de l'actualité.
En ce début de siècle, Théodore Botrel écrit "La Paimpolaise" tandis que Montéhus, lui, vante "Gloire au XVIIeme". Georgel chante "Sous les ponts de Paris" (musique de Vincent Scotto), Aristide Bruant écrit, compose et chante "Rue Saint-Vincent", Lucile Panis chante "Frou-Frou", Polin "La petite Tonkinoise" et Resca interprète "La valse brune". En même temps, Eugénie Buffet prend son vol avec "L'hirondelle du faubourg" et Dranem mange "Les p'tits pois". Polin, Mayol, Dranem (vidéo de 1905) sont les étoiles des cafés-concerts alors qu'Aristide Bruant, considéré comme le père spirituel de la chanson française, met en avant la chanson à texte intimiste dans les cabarets de Montmartre, lieux où a débuté l’histoire de la chanson française. L’établissement du Lapin agile voit défiler, quant à lui, les plus grands artistes du début du siècle. Et le Chat noir ouvre ses portes quelque temps plus tard…
1914 - 1918 : La Grande Guerre
Le 1er août 1914 et le déclanchement des hostilités de la Grande Guerre vont mettre un sérieux coup de frein à l'enthousiasme musical ambiant. Ce qui ferait rire de nos jours est en 14, à travers le comique troupier, un outil de propagande rassurant. Pour se donner du courage, les soldats claironnent "La Madelon", "Bidasse" (Bach) et "Verdun, on ne passe pas" (Berard). Mais qu'on ne s'y trompe pas: la gravité du conflit, les conditions immondes dans les tranchées, les poux et le gaz moutarde désagrègent le moral des Poilus. On chante à tue-tête "La chanson de Craonne" : Adieu la vie, adieu l'amour, adieu toutes les femmes. C'est bien fini, c'est pour toujours, de cette guerre infâme. C'est à Craonne, sur le plateau, qu'on doit laisser sa peau car nous sommes tous condamnés, c'est nous les sacrifiés. A l'image de poètes plus récents que sont Ferré et Brassens, des chansonniers anarchisants et pacifistes se font entendre. Marcelly ose chanter "Vive l'oncle Sam", Blon-Dhin "La Madelon de la victoire".
BACH, comique troupier